L’Omphalos (Forêt)
3 octobre 08 par Viviane
L’inactivité étant la pire des solutions, Viviane décide de pénétrer dans le bois. Elle prend un chemin bien large au sol mou. La sensation sous ses pieds est agréable, les senteurs des fleurs et de la sève lui font oublier l’air vicié de la ville qui semble déjà loin derrière elle. Ici, nul brouhaha incessant, pas de cris stridents de vendeurs impatients, même les crissements affreux des charrettes mal huilées ont disparu. Seul les bruissements des arbres et les jeux de lumière à travers les feuilles enchantent la voyageuse âgée. La promenade est très agréable, les chemins qui se dessinent guident notre fée au gré de leur fantaisie.
Après quelques heures de marches ininterrompue, Viviane décide de se reposer aux près d’un groupe de pins, dont le sol couvert d’épines brunes est suffisamment confortable pour y pique-niquer. Elle mange quelques biscuits troqués au marché — trop cuits d’ailleurs —, bois un peu d’eau, puis s’endort la tête contre son balluchon et recouverte de sa veste, bien décidée à arriver à bon port avant la nuit.

Quelque chose lui chatouille les narines… D’un geste nonchalant, elle chasse l’insecte indélicat qui s’est posé sur son visage. Mais la manœuvre rencontre une branche et déclenche des rires étouffés d’enfants. Des enfants ? Viviane ouvre les yeux et voit devant elle deux garçonnets qui s’enfuient à travers la prairie avec de grands cris voyant l’ancêtre encore vivante… La prairie !? Sortant de son indolence avec une convulsion de frayeur, elle constate qu’elle est à la lisière de la forêt de l’Omphalos, face à l’entassement de maisons de Gewissae. Le soleil matinal est bas vers l’ouest, elle a trop dormi ! À moins qu’elle ne soit la cible d’un quelconque enchantement ? Décontenancée par cette expérience, elle regarde ses affaires. Rien ne manque. Les alentours du chêne qui a remplacé le pin robuste qu’elle s’était choisie ne comportent aucune épine, ni autres traces qui indiqueraient qu’on l’ait portée jusqu’à l’entrée du quartier. Il est évident qu’on ne veut pas d’elle dans cette forêt. Quand elle pense au temps qu’elle a passé à se balader là-dedans la veille, ça ne correspond effectivement pas à la taille de la vallée entre les collines environnantes.
Publié dans Avalon, Essai 01, Exploration, Gewissae, Illustration, Omphalos, Viviane | 9 commentaires
Laisser un commentaire
La façon de procéder des druides pour se débarrasser des visiteurs est étrange. Je ne pense pas que les héler servira à grand chose. Par contre, les habitants vivant près du bois connaissent peut-être les “démarches” à suivre pour pouvoir communiquer avec eux.
Je vote donc pour parler aux voisins.
J’avais voté pour héler les moines.
Aujourd’hui je vais aller demander aux voisins s’ils savent quelquechose. Faut-il apporter quelquechose de spécial quand on leur rend visite ? Y a-t-il une bonne façon de se présenter ?
Argh ! Bon, allons causer aux voisins…
Les druides voudraient-ils tester la persévérance de Viviane? Peut-être que la magie est là pour se débarasser des importuns venus rendre visite aux druides par simple curiosité, et que les druides ne sont même pas au courant de ces tentatives?
Par contre en ayant de bonnes raisons de venir les voir, une deuxième tentative pourrait faire que le “niveau d’alerte” soit alors plus grand et qu’un “druide de garde” soit cette fois mis au courant et décide de rencontrer Viviane.
Donc si Viviane “sonne une deuxième fois, peut-être que les druides vont finir par ouvrir”? Et puis pourquoi ne pas héler une fois dans la fôret plutôt qu’à l’extérieur?
Je vote pour retourner dans la fôret, et s’il ne se passe toujours rien de lancer un appel.
Là, si j’étais mesquin, je dirais : je vous avais prévenus
Je maintiens mon vote de la dernière fois : s’annoncer et attendre. Je suis sûr que les druides attachent beaucoup d’importance à la politesse.
Nouvelle petite faute : « guide » au lieu de « guident ».
Je me fourvoie peut-être complètement mais je flaire un test… Je vote pour retenter de pénétrer dans la forêt.
Réflexion faite, je change d’avis : essayons d’abord une nouvelle incursion dans la forêt. Une Viviane avertie en vaut deux et c’est peut-être bien un test.
Je rejoins Outremer (enfin, avant qu’il ne change d’avis^^), mieux vaut aller demander aux voisins.
Promenons-nous dans les bois pendant que les druides n’y sont pas, lalala…