— Bonjour. Il fait un temps magnifique, n’est-ce pas ?
— Bonjour. Oui, un peu trop sec depuis quelque temps…
— Je viens de très loin pour rencontrer des druides. On m’a dit qu’il y en avait dans les environs, fait-elle en regardant vers la ruelle.
— Ah ! Des druides ? Vous n’en trouverez pas ici. On dit qu’ils vont quelques fois dans la forêt derrière, mais eux seuls connaissent le chemin pour y aller, explique-t-il en haussant les épaules.
— Comment fait-on pour les consulter ? On doit attendre devant la lisière en espérant en intercepter un ? questionne-t-elle avec un rire forcé.
— Non, je ne pense pas que ce soit nécessaire d’en arriver là. Franchement, je n’en ai jamais vu entrer ni sortir de cette forêt. Si ça se trouve, il y a un passage secret quelque part ! dit-il en lui faisant un clin d’œil complice.
Viviane se renfrogne. Ça ne l’aide pas du tout.
— N’y aurait-il pas un autre endroit en ville pour les rencontrer ? s’enquiert-elle avec un regard enjôleur.
— Ben, y’a le grand druide, heuh, Kassad ou Kabade, un nom comme ça, j’sais plus. Il est conseiller du Roi, vous pourriez le trouver au Palais.
La voyant peu convaincue par cette information, il rajoute :
— Les bardes du Quartier du Savoir connaissent aussi plein de monde aussi, il pourront vous aider.
Tout à coup, la porte s’ouvre à grande volée, laissant apparaître une femme monstrueuse, laide, grasse, adipeuse affublée d’un teint rougeaud et des petits yeux chafouins noyés sous d’épais sourcils. La voix qui tonne à faire trembler les murs rappelle celle d’un taureau en rut, bref rien de vraiment féminin là-dedans :
— Tu vas conter fleurette à cette étrangère jusqu’à la fin de la journée !? Magne-toi d’arroser les fleurs de devant, y’a encore toutes celles des fenêtres à faire avant de bêcher le jardin !
Viviane est outrée par cette mégère infecte qui ne manque pas de lui faire part de son ignoble venin :
— Et toi gourdasse, fout-moi le camp d’là ! On a pas le temps de s’amuser ici, aller ouste ! hurle-t-elle en remuant le moignon gras qui lui sert de main…
Le petit vieux retourne alors à sa besogne, la tête basse, oubliant déjà le petit interlude avec la gentille dame, pendant que le tas de graisse manœuvre pour retourner dans le couloir. Attristée, Viviane s’éloigne. Dans sa tête, elle entend l’écho lointain de la complainte du pauvre bougre qui serait bien plus heureux si il était libéré du joug de cette furie. Viviane implore les esprits d’Avalon pour que cet homme charmant connaisse enfin une vie heureuse. Souhait qui sera réalisé le soir même lorsque sa grosse matrone s’étouffera avec un quignon de pain rassis…

L’Omphalos était finalement une impasse. On peut toujours héler les druides, ça ne coûte rien…
Hélons, puisque c’est la dernière possibilité et qu’effectivement ça ne coûte pas de temps.
J’aurais pensé qu’il aurait fallu essayer de pénétrer une troisième fois si test il y avait eu, mais visiblement il n’y en avait pas.
Héler ne mange pas de pain, même si je ne crois pas qu’on arrivera à quelque chose.
… faut vraiment que je dise ce que je pense qu’il faut faire ?
Bon, on peut toujours appeler, je pense que ça ne servira à rien mais ça ne nous fait pas perdre de temps…
Je rejoins la majorité, la seule solution valable me semble être d’héler.
Ah Ouais. Tout hèle.
XPTDRRRRR!!!!!!
Vous êtes marrant
Bon, ben on va aller causer aux arbres ^^