Interloqué, il regarde la vieille femme :
— Heuuh, si ! Comment le savez-vous ?
Tout souriante, Viviane répond :
— Je l’ai rencontrée en ville, et elle m’a invitée à passer la nuit dans votre domicile. Elle m’a beaucoup parlé de vous, il est donc naturel que je vous reconnaisse.
— Ah. Écoutez, pouvons-nous discuter plus tard, s’il vous plait ? Parce que nous allons amarrer là. Je serai plus disponible lorsque nous serons en pleine mer.
— D’accord, à plus tard… Elle ne m’a pas donné votre prénom au fait ! s’enquiert-elle ingénue.
— Prydéri, et vous ?
— Je suis la fée Viviane, mais ne le dites à personne, je voyage incognito, lui confie-t-elle avec un clin d’œil malicieux.
Un large sourire légèrement édenté lui répond, puis le jeune homme se remet au travail. De son côté, Viviane cherche sa cabine. Après s’être perdue deux fois dans les méandres des écoutilles multiples, elle finit par trouver un matelot qui la guide jusqu’à sa couche.
Fatiguée et stressée, elle décide de se reposer un peu. Finalement, elle sombre dans un sommeil réparateur…
— Bonjour Viviane !
C’est Prydéri qui se tient derrière elle. Il porte deux gros rouleaux de corde sur ses épaules. Son torse velu, mais pas trop, est luisant de sueur. Il faut dire que le ciel dégagé permet au soleil de réchauffer allègrement le bois du pont. Les marques de pas humides laissées par le marin s’estompent rapidement.
— Ah ! Prydéri, vous allez bien ?
— Oui. J’ai fini ma corvée jusqu’à ce soir. Vous vouliez discuter avec moi, je crois ?
— Exact. Je vous attends ici ?
Viviane espère qu’il aura la présence d’esprit de se mettre un coup d’eau car l’odeur nauséabonde qu’il véhicule avec lui n’engage pas à la conversation.
— Parfait ! À tout de suite.
— D’un moyen pour se rendre à l’Île de Verre,
— D’un moyen pour se rendre à l’Île des Ténèbres,
— Sinon, elle peut lui parler de son enfant à naître.

Troisième proposition.
Ensuite après une telle nouvelle il sera certainement enclin à nous renseigner sur n’importe quel sujet (qu’autrement il aborderait avec bien plus de réticence voire pas du tout).
C’est subtil mais je pense qu’il ne faut pas perdre de temps à aborder le sujet essentiel. Interrogeons-le sur l’Ile de Verre.
Même raisonnement que Tholdur.
« (…) elle m’a invité » : « invitée ».
« (…) nous pourrons discuter plus tard s’il vous plait ? » : je mettrais plutôt « pouvons nous discuter plus tard ».
« Je serais plus disponible » : « serai ».
« (…) deux gros rouleaux de cordes » : « corde ».
« (…) un poisson volant bondi » : « bondit ».
J’adore comment Tholdur trouve certaines justifications pour ses choix
Il m’étonnera toujours
!
On va aller papoter alors ^^
@Jehan : Merci pour tes corrections
!!
« (…) deux gros rouleaux de cordes » : « corde ». : Ah non !! Il y a bien plusieurs cordes dans chaque rouleau
Je